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Show must go on ! « T’es rien sans la Terre « 

Reportage de Julien Royer et Leo Artaud

L’aventure de « T’es rien sans la Terre » continue sous la direction d’Aurélie Dauphin.

Après Veynes, Embrun et la Roche des Arnauds (Forêt de Sérigon) en 2020 et malgré les obstacles liés à la crise sanitaire, la Compagnie a réussi à dépasser les obstacles pour cette nouvelle création.

La Compagnie sera en Italie pour la Première du nouveau spectacle, à Piacenza le 5 mai et annoncera au fur et à mesure les dates à venir.

Nous avons eu le plaisir d’aller à leur rencontre où ils nous disent pourquoi le spectacle doit continuer:

Vidéo: Leo Artaud

Photos de Julien Royer:

Le portique en bois flotté de 4 mètres est réalisé par Jean Sebastien Lannoy.

Le mot de Leo:

L’urgence de l’action écologique, dans laquelle s’inscrit la démarche artistique de « T’es rien sans la Terre », est essentielle. C’est la seule réponse possible pour faire face aux désordres sanitaires, sociaux qu’engendrent nos modes de vie, plus voraces que seulement consuméristes.

Bien entendu, nul ne suggérera que les virus ont été inventés par la modernité… Mais, de fait, les échanges, la libre circulation, les excès en tout genre, favorisent leur émergence et il nous faut vivre avec parce qu’il nous faut assumer nos conforts, nos libertés, nos progrès… Et il est illusoire de croire qu’un revirement soit possible à court ou moyen terme. Mais il est des choses sur lesquelles on a la main: Mieux consommer, produire raisonnablement, penser le monde dans sa globalité et pas seulement avec nos petits malheurs mais, également, en prenant en compte ceux d’ailleurs, et tenter… si c’est encore possible, de rétablir un certain équilibre de l’écosystème et du vivant.

Avoir peur de vivre dans un monde où l’humain est confiné, restreint, est une chose normale… Ce n’est pas dans notre nature d’êtres sensibles qui avons besoin des autres, de se toucher, de se parler physiquement, de travailler ensemble, que de se retrouver dans cette folie collective de cette année passée sans , par ailleurs, faire ce qu’il faut, non pas pour faire disparaître les malheurs du monde, mais pour pouvoir les affronter debout et en toute responsabilité.

On peut toujours se raconter des jolies histoires de grand soir et de solutions politiques, mais la réalité c’est que sans prise de conscience individuelle, ces jolies histoires finiront toujours mal. Le monde à venir reste à inventer mais il faut en accepter les inconvénients, les drames comme les joies, et oui… Les catastrophes, les virus, nous atteindront plus conséquemment car nous sommes plus nombreux, nous vivons plus vieux et il y a une limite indépassable: nos ressources.

Monsieur Musk peut toujours faire croire au monde qu’il va trouver 3 ou 4 planètes de substitution mais ce sont des conneries. Monsieur Google peut toujours nous faire croire qu’il a trouvé l’algorithme miraculeux néo-alchimique pour transformer la fatalité en doux rêve virtuel… Nous… « On veut continuer à danser encore », vivre et si nous sommes prêts à mettre un masque parfois… Nous ne sommes pas prêts à nous voiler la face: Rien n’ira mieux mais tout peut aller différemment que ce qu’on nous vend… Si on le décide, d’abord soi-même et ensuite avec les autres.

Leo Artaud

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